Search

Saint-Étienne, identités et cultures politiques (mercredi 11 février 2026)

Émission mensuelle du GREMMOS, #5, saison 2025-2026

Radio DIO, 89.5 FM à Saint-Étienne, et sur internet

Mercredi 11 février 2026 à 18 heures, sans créneaux de rediffusion

Émission à l’antenne chaque 2e mercredi du mois, de septembre à juin, de 18 à 19 heures.

 

Saint-Étienne, identités et cultures politiques

Avec Jean-Michel STEINER et Antoine VERNET

 

Le Gremmos vous propose, en ce mois de février 2026, de lier histoire et actualité. À un mois, ou presque, des prochaines élections municipales, l’émission de ce jour sera l’occasion de jeter un coup d’œil rétrospectif et critique sur l’histoire politique de notre ville. Jean-Michel Steiner et Antoine Vernet abordent, en moins d’une heure, les mythes tenaces et les tendances de long terme de la vie électorale de la « grande ville ouvrière ». Sans prétendre à l’exhaustivité, il s’agit de cerner l’identité, plurielle, de Saint-Étienne, sa population et ses élites au prisme de son activité politique.

Brochure de campagne de Michel Durafour pour les élections municipales de 1965 (Archives municipales et métropolitaines de Saint-Étienne, 10 K 22).

Depuis le rétablissement du suffrage universel masculin en 1848 – malgré d’importantes restrictions –, la multiplication des enjeux, nationaux comme locaux, a formalisé une, voire des cultures politiques propres à la grande ville du département de la Loire.

Ces cultures se manifestent dans l’expression des valeurs et des intérêts des habitants. Ces choix répondent à une offre électorale, qui découlent de la constitution de coalitions, d’abord sous la forme de comités, plus tard de partis ou d’alliances électorales.

Après un rapide rappel des principales caractéristiques de la démographie et de la sociologie stéphanoise depuis les annexions communales de 1855 (Montaud, Beaubrun, Outre-Furens, Valbenoîte), l’émission abordera le comportement électoral des électeurs stéphanois à travers quelques questionnements :

La population est-elle solidement républicaine ? Quelle est l’influence réelle du mouvement ouvrier sur le vote ? L’électeur stéphanois se méfie-t-il des candidatures nationalistes ? S’oppose-t-il toujours au gouvernement en place ? Les disparités entre quartiers résistent-elles sur le temps long ? L’abstention est-elle plus marquée ici qu’ailleurs ?

Feuille de campagne de la liste présentée par Jean-Marie Limousin aux élections municipales de 1935 (Archives municipales et métropolitaines de Saint-Étienne, 10 K 15).
Feuille de campagne de la liste présentée par Jean-Marie Limousin aux élections municipales de 1935 (Archives municipales et métropolitaines de Saint-Étienne, 10 K 15).
Affiche de campagne de Louis Soulié, élections municipales de 1930 (Archives départementales de la Loire, 3 M 626).

 

La discussion portera ensuite sur l’offre politique locale et sa structuration, principalement autour des élections municipales. Avec en arrière-plan les divisions de la gauche et le poids du christianisme, la scène politique stéphanoise s’appuie sur un vaste vivier de militants associatifs et syndicaux. Quel est le rôle concret de la franc-maçonnerie au sein de ses élites politiques ? Comment envisager les réputations contradictoires de Saint-Étienne ? Est-elle une ville rouge ou une ville modérée, qui se gagnerait et gouvernerait au centre plutôt qu’aux extrêmes ? À côté de la transition bien connue des notables aux professionnels de la politique, quelle est la place laissée aux femmes à partir de 1945 dans les appareils politiques ?

Tract aux passementiers, campagne électorale de Victor Gay, député sortant, élections législatives de 1902 (Archives municipales et métropolitaines de Saint-Étienne, 1 S 117).
Tract aux passementiers, campagne électorale de Victor Gay, député sortant, élections législatives de 1902 (Archives municipales et métropolitaines de Saint-Étienne, 1 S 117).
Tract aux passementiers, campagne électorale de Victor Gay, député sortant, élections législatives de 1902 (Archives municipales et métropolitaines de Saint-Étienne, 1 S 117).

 

L’échange s’intéressera, autant que possible, aux motivations du vote et aux stratégies des candidats dans une grande ville industrielle : l’importance des grands projets structurants (énergie, eau, transports, intercommunalité, etc.) dans la réussite électorale ; la permanence de certaines problématiques (question scolaire, culture, logement) ; l’influence des clientèles électorales (mineurs de fond, classes moyennes, retraités, etc.) ; la mobilisation de la propagande (tracts, affiches, papillons, journaux, etc.), voire de la violence verbale et physique ; la réaction aux scandales politico-financiers ; la question raciale, etc.

D’une certaine manière, notre propos dessinera en creux la dichotomie permanente, qui n’est pas propre à Saint-Étienne, entre la réalité d’une ville populaire, de son économie et de ses habitants, et l’image projetée – à tous les sens du terme – par ses élites politiques à l’occasion des campagnes électorales, à la recherche d’un avenir à la hauteur de son présent, puis de son passé industriel.

Une du journal satirique Le Bossu, numéro du 1er juillet 1871 (Archives départementales de la Loire, 300 J 21).

 

Quelles perspectives pour l’histoire politique stéphanoise ?

Cette émission se veut aussi un plaidoyer en faveur de l’histoire politique stéphanoise. La relative jeunesse de l’université stéphanoise – fondée en 1970 – explique un investissement tardif des chercheurs. Des travaux d’historiens (Jean Merley, Jean Lorcin, Monique Luirard, Claude Latta, Jean-Michel Steiner, Gérard Michel Thermeau, etc.), de juristes (Laurent Boyer, Robert Ponceyri, etc.), d’anthropologues (Daniel Mandon – également homme politique), de géographes et de politistes (dernièrement l’équipe de Sociologie de Saint-Étienne) apportent leur pierre à un chantier encore balbutiant, qui a longtemps donné une plus grande importance au XIXe siècle et au début du XXIe. Quelques mémoires de maîtrise et thèses de doctorat effectuent également une revue de la presse d’époque, et restituent les principaux résultats électoraux.

Même en y ajoutant les contributions réalisées à la frontière du champ universitaire et de l’érudition locale, cette production historique s’avère quantitativement restreinte. Si une personnalité comme Aristide Briand a suscité, par sa carrière nationale et son ambition européenne, un intérêt marqué, il s’agit presque d’une exception – si l’on excepte les récits autobiographiques, les brochures de témoignage, les livres d’entretien et autres nécrologies imprimées. Peu d’analyses ont été consacrées aux hommes politiques locaux, même ceux ayant connu une carrière ministérielle – contrairement aux proches voisins Antoine Pinay ou Eugène Claudius-Petit. Du côté des appareils partisans, notamment du centre et de la droite, les études sont rares. Les travaux universitaires existants s’avèrent parfois superficiels dès lors qu’il s’agit de dépasser une approche purement électorale ou médiatique.

D’autres ressources sont à mentionner, à commencer par les notices du Dictionnaire des parlementaires français, précieuses à bien des égards malgré certaines limites. Le CEDMO42, association destinée à la sauvegarde de la mémoire du mouvement ouvrier et des archives du Parti communiste dans le département de la Loire, participe à la valorisation de l’engagement militant. Un tel projet, qui ne couvre évidemment pas l’ensemble du spectre partisan, s’inscrit aussi dans ce qui a longtemps constitué l’activité du Dictionnaire biographique du mouvement social / mouvement ouvrier, autrement dit le Maitron. La récente réorganisation de ce formidable projet collectif laisse cependant peu de place aux approches locales, privilégiant des approches par corpus militants (cause immigrée, éducation, spectacle, CFDT, PSU, etc.) ou territoriaux (Afrique, Belgique, etc.). Les lacunes et imprécisions des contributions passées sont potentiellement définitives.

Malgré cette littérature importante, les angles morts restent ainsi nombreux. Les causes en sont multiples, outre l’accès parfois complexe aux sources imprimées, archives et témoignages. Les dynamiques disciplinaires, la personnalité des chercheurs ou l’intérêt des étudiant.e.s expliquent en partie ce constat pour l’échelon universitaire. Au niveau des associations historiques et mémorielles, l’histoire politique, en particulier récente, peut représenter un risque tant pour le consensus interne à l’organisation que pour le maintien de relations courtoises avec les élus locaux. La multiplication des travaux est pourtant un élément décisif pour la compréhension de l’histoire sociale, économique et culturelle de nos territoires et, au-delà, à la conservation et à la valorisation des mémoires et du patrimoine local.

Antoine VERNET

Affiche Les grandes décisions c'est vous. Inscrivez-vous sur les listes électorales, Ville de Saint-Étienne, 1985 (Archives municipales et métropolitaines de Saint-Étienne, 1 Fi Affiche 23).
Affiche Les grandes décisions c'est vous. Inscrivez-vous sur les listes électorales, Ville de Saint-Étienne, 1985 (Archives municipales et métropolitaines de Saint-Étienne, 1 Fi Affiche 23).

 

Principales orientations bibliographiques (hors thèses et mémoires non publiés) :

Vincent Béal, Nicolas Cauchi-Duval, Georges Gay, Christelle Morel-Journel et Valérie Sala Pala, Sociologie de Saint-Étienne, Paris, La Découverte, coll. Repères, 2e édition 2026, 128 p.

Christophe Bellon, Aristide Briand, Paris, CNRS Éditions, 2016, 382 p.

Gilles Bollenot, « Politique et question religieuse dans l’arrondissement de Saint-Étienne entre 1901 et 1905 », Travaux de l’UER de droit de Saint-Étienne, vol. 1, 1977, p. 149-190.

Laurent Boyer, Les élections politiques dans le département de la Loire au temps de l’assemblée nationale et du Maréchal Mac-Mahon, préface de Robert Pelloux, Paris, Sirey, 1963, 215 p.

« 1958-59 : accession de De Gaulle au pouvoir, défis posés au mouvement social ligérien », 24 janvier 2009, Les cahiers du CEDMO, année 2009.

« Le temps des historiens… 1976-1981 : la situation sociale, politique et économique de la Loire, annonciatrice du 10 mai 1981 ? », Saint-Étienne, 10 mai 2011, Les cahiers du CEDMO42, année 2011.

CEDMO42, Petit annuaire des militants modestes du mouvement ouvrier ligérien, Saint-Étienne, CEDMO42, 2015, 156 p.

CEDMO42, 40 ans après, témoignages autour de l’élection et de la gestion de la municipalité Sanguedolce 1977-1983, Saint-Étienne, CEDMO42, décembre 2017.

CEDMO42, Annuaire photographique historique de militants communistes ligériens : 1940-2000, Saint-Étienne, CEDMO42, 2020.

CEDMO42, Annuaire historique de militants communistes ligériens : 1920-2010. Tome II, Saint-Étienne, CEDMO42, 2021.

Jean-Paul Chartron et al., Cent ans de socialisme dans la Loire, Saint-Étienne, Commission histoire de la Fédération PS de la Loire, 2007, 170 p.

Michel Cordillot et Claude Latta (dir.), Benoît Malon, le mouvement ouvrier, le mouvement républicain à la fin du Second Empire, Lyon, Jacques André, 2010, 307 p.

Michel Déalberti, La situation politique dans l’agglomération stéphanoise et la candidature d’Aristide Briand, préface de Michel Durafour, Saint-Genest-Malifaux, Éditions TV & Co, 2005, 216 p.

Marcel Dereure, Benoît Malon, Jules Guesde, Simon Dereure et les autres… Le mouvement social à Saint-Étienne de 1880 à 1882 et les congrès socialistes de Saint-Étienne et de Roanne de 1882, Précieux, Association des Amis de Benoît Malon, supplément au n°13 du Bulletin, décembre 2000.

« Aristide Briand et Saint-Étienne, naissance d’un homme d’État », Saint-Étienne, Histoire & mémoire, n°236, 2009.

Étienne Fournial, Histoire de la respectable Loge les « Élus » à l’Orient de Saint-Étienne. Cent cinquantième anniversaire de sa fondation, 1828-1978, Saint-Étienne, auteur, 1978, 143 p.

Étienne Fournial, Le Grand Républicain Tristan Duché (1804-1865). Représentant du Peuple et Proscrit, Firminy, Les Amis de Tristan Duché, 1990, 323 p.

Jacques Girault, Benoît Frachon, communiste et syndicaliste, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1989, 364 p.

Charles-Henri Girin, « La Commune de 1871 à Saint-Étienne », dans Claude Latta (dir.), La Commune de 1871. L’événement, les hommes et la mémoire, actes du colloque de Précieux et Montbrison, 15-16 mars 2003, Saint-Étienne, Publications de l’université de Saint-Étienne, 2004, p. 183-197.

Jacques Ion, Jean Nizey et André Vant, « Les élections municipales de Saint-Étienne : défaite-surprise de la gauche ou « tout rentre dans l’ordre » ? », Cahiers d’histoire, tome XXVIII, n°2-3, 1983, p. 35-57.

Pierre Jamet, « Les élections de 1919 dans la Loire », Bulletin du Centre d’histoire régionale de l’Université de Saint-Étienne, n°2, 1977, p. 27-53.

Jean Labasse, Olivier Brachet et Paul Bacot, « Rhône-Alpes », dans Yves Lacoste (dir.), Géopolitiques des régions françaises, tome III, La France du Sud-Est, Paris, Fayard, 1986, p. 17-198.

Claude Latta, Un républicain méconnu : Martin Bernard, 1808-1883, Saint-Étienne, Centre d’études foréziennes, 1980, 317 p.

Claude Latta, Eugène Baune, 1799-1880. Un républicain dans les combats du XIXe siècle, préface d’Alain Corbin, Montbrison, auteur, 1995, 198 p.

Claude Latta (éd.), Benoît Malon, Une jeunesse forézienne, Lyon, Jacques André / Les Amis de Benoît Malon, 2008, 215 p.

Claude Latta, « Waldeck-Rousseau, Aristide Briand et les autres… Les parlementaires de la Loire pendant le gouvernement du Bloc des gauches et la séparation des Églises et de l’État (1901-1908) », Société et religion en Forez de 1789 à 1914, 16e Printemps de l’histoire, Cahier de village de Forez, n°149, 2016, p. 21-43.

Claude Latta, Marc Vuilleumier et Gérard Gâcon (dir.), Du Forez à la Revue socialiste : Benoît Malon. Réévaluations d’un itinéraire militant et d’une œuvre fondatrice, Saint-Étienne, Publications de l’université de Saint-Étienne, 2000, 250 p.

Adonis Lejumeau (Philippe Besson), Mon étrange rencontre avec Aristide Briand, l’ami de ma vie. Ou les mémoires posthumes de son éminence grise stéphanoise, Gilbert-Antoine Peycelon, préface de Michel Durafour, Chamonix, Esope, 375 p.

Gérard Lindeperg (dir.), Jaurès et la Loire, Sayat, De Borée, 2013, 279 p.

Gérard Lindeperg et Jean-Michel Steiner, Jaurès stéphanois, Saint-Étienne, Actes graphiques, 2015, 149 p.

Jean Lorcin, « Acte manqué ou accélérateur de l’histoire : la grève générale des passementiers de Saint-Étienne en 1899 », dans L’événement, actes du colloque du Centre méridional d’histoire sociale, Aix-en-Provence, 1983, Marseille, 1986, p. 25-36.

Jean Lorcin, « Du « Socialisme municipal » au libéralisme : le régime de la production et de la distribution de la force motrice à Saint-Étienne (Loire) avant 1914 », Bulletin d’histoire de l’électricité, n°12, décembre 1988, p. 61-82.

Jean Lorcin, « Le « socialisme municipal » et l’électrification des villes françaises : frein ou accélérateur ? Le cas de Saint-Étienne », dans Dieter Schott (dir.), Energie und Stadt in Europa von der vorindustrielle « Holznot » bis zur Oelkrise der 1970er Jahre, Stuttgart, Franz Steiner Verlag, 1997, p. 93-112.

Jean Lorcin, « Une utopie fin de siècle au Pays Noir : le socialisme municipal à Saint-Étienne en 1900 », Le mouvement social, n°184, 1998, p. 53-73.

Jean Lorcin, « Le socialisme municipal en France : le cas de Saint-Étienne : modèle ou exception ? », dans Uwe Kühl (dir.), Der Munizipalsozialismus in Europa, Le socialisme municipal en Europe, Munich, Oldenbourg, 2001.

Jean Lorcin, « Un rendez-vous compliqué : les socialistes stéphanois et la ville 1900-1910 », Cahiers Jaurès, n°177-178, 2005 (3), p. 53-65.

Jean Lorcin, « L’Éclaireur, quotidien républicain stéphanois, face à la guerre de 1870 », dans Claude Latta et Gérard Gâcon (dir.), Les républicains et la guerre de 1870-1871, Lyon, Jacques André, 2014, p. 99 et sq.

Jean Lorcin, « Denise Bastide : une femme, une militante, une résistante », dans Paroles de femmes – 1945-1975 : L’union des femmes françaises de la Loire : De la Résistance aux combats pour les femmes. Colloque – 2 avril 2015 – Saint-Étienne, Saint-Étienne, CEDMO42, 2015

Monique Luirard, « Une dernière poussée d’anticléricalisme dans la presse stéphanoise pendant le Cartel des Gauches (1924-1925) », Études foréziennes, vol. IV, 1971, p. 197-224.

Monique Luirard, « Des notables au XIXe siècle : conseillers généraux et conseillers d’arrondissement dans la Loire sous le second Empire », dans Actes du 98e congrès des sociétés savantes, Saint-Étienne, 1973, section d’histoire moderne et contemporaine, tome II, p. 139-169.

Monique Luirard, « Anciens et nouveaux notables dans la Loire et les départements limitrophes au XIXe s. », Bulletin d’histoire moderne et contemporaine, n°9, Paris, 1975, p. 141-147.

Monique Luirard, La région stéphanoise dans la guerre et dans la paix (1936-1951), Saint-Etienne, Centre d’études foréziennes/Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur les structures régionales, 1980, 1024 p.

Monique Luirard, « La région stéphanoise », dans Jean-Pierre Rioux, Antoine Prost et Jean-Pierre Azéma (dir.), Les communistes français de Munich à Châteaubriant, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1987, p. 309-317.

Daniel Mandon, Les barbelés de la culture. Saint-Étienne une ville ouvrière, Lyon, Fédérop, 1976, 380 p.

Daniel Mandon, « Genèse de l’idée républicaine dans une culture ouvrière. L’exemple stéphanois », Bulletin du vieux Saint-Étienne, n°172, 1993, p. 8-24.

Daniel Mandon, « Le Conseil général à Saint-Étienne. Jalons pour une histoire », 1856… le Préfet quitte Montbrison… pour Saint-Étienne, Saint-Étienne Histoire & mémoire, n°225, mars 2007, p. 76-86.

Daniel Mandon, La question identitaire territoriale. Saint-Étienne métamorphosée, Saint-Genest-Malifaux, Éditions TV and Co, 2008, 256 p.

Daniel Mandon, La question sociale. Le laboratoire politique stéphanois, Saint-Genest-Malifaux, TV & Co, 2009, 319 p.

Daniel Mandon, La question laïque. Les chocs culturels stéphanois, Saint-Genest-Malifaux, Éditions TV & Co, 2010, 319 p.

Daniel Mandon, Le département de la Loire et son Conseil général : un destin singulier, Saint-Genest-Malifaux, Éditions TV & Co, 2018, 248 p.

Jean Merley, « Les élections de 1869 dans le département de la Loire », Cahiers d’histoire, tome 6, n°1, 1961, p. 59-93.

Jean Merley, « L’élection à la Présidence de la République du 10 décembre 1848 dans le département de la Loire », Études d’histoire, 1986, p. 81-114.

Jean Merley, Saint-Étienne au milieu du XIXe siècle. La Révolution de 1848 et les débuts de la Seconde République, Saint-Étienne, auteur, 2003, 443 p.

Jean Merley, Querelles politiques et affrontements idéologiques à la fin du Second Empire : l’exemple de la presse stéphanoise, Saint-Étienne, auteur, 2005, 397 p.

Claude Mont-Sève, « Les élections sénatoriales dans la Loire. Essai de synthèse », Bulletin du Centre d’histoire régionale de l’Université de Saint-Étienne, n°2, 1978, p. 27-64.

Claude Mont-Sève, « Un parlementaire républicain sous la IIIe République : Honoré Audiffred », Études d’histoire, 1987, p. 97-149.

Claude Mont-Sève, Sénateurs de la Loire d’hier et… d’aujourd’hui, Noirétable, auteur, 1990, 644 p.

Jacky Nardoux, L’Industrie 1861-2011. Histoire d’une loge maçonnique stéphanoise, Saint-Étienne, Les amis de l’Industrie, 2011, 189 p.

Jacky Nardoux, La franc-maçonnerie. Saint-Étienne, Roanne, Rive-de-Gier. De la Grande Guerre à la Seconde Guerre mondiale, Roanne, Thoba’s éditions, 2015, 240 p.

Jacky Nardoux, « Les trois siècles de la Franc-Maçonnerie stéphanoise », Saint-Étienne, Histoire & mémoire, n°272, Franc-maçonnerie stéphanoise, 2018, p. 3-16.

Robert Ponceyri, « Aspects et significations de la participation électorale dans les grandes villes sous la Ve République, à partir de l’exemple de Saint-Étienne (1958-1974) », Bulletin du Centre d’histoire régionale de l’université de Saint-Étienne, n°1, 1976, p. 45-50.

Robert Ponceyri, Structures électorales du gaullisme : le cas du canton sud-est de Saint-Étienne (1958-1974), Lyon, AGEL, 1976, 67 p.

Robert Ponceyri, « L’implantation électorale d’un notable gaulliste : l’exemple de Lucien Neuwirth à Saint-Étienne depuis 1958 », Travaux de l’UER de droit de Saint-Étienne, vol. 2, 1978.

Robert Ponceyri, « Une jeunesse « rassurante », la participation électorale des 18-20 ans, le 12 mars 1978 à Saint-Étienne », Travaux juridiques de l’Université de Saint-Étienne, vol. 4, 1982.

Robert Ponceyri et Jean-Hugues Chauchat, « Le gaullisme, fraction de la droite (les élections législatives de 1958 à 1978 dans la région Rhône-Alpes) », Revue française de science politique, vol. 28, n°6, 1978, p. 1039-1054.

Robert Ponceyri et Jean-Hugues Chauchat, « Fluctuations et cohérence du vote gaulliste de 1974 à 1979, le cas du département de la Loire », Travaux de l’UER de droit de Saint-Étienne, vol. 3, 1979, p. 165-230.

Jean-Michel Steiner, « De la défense républicaine à l’antifascisme : les proclamations de début de mandat de Louis Soulié, maire de Saint-Étienne », Patrimages, n°1, Sous le regard de l’homme de bronze, Saint-Étienne, Centre interdisciplinaire d’étude et de recherche sur les structures régionales/Publications de l’université de St-Étienne, 2000, p. 117-146.

Jean-Michel Steiner, « Un parti neuf face à un mouvement ouvrier aux fortes traditions. Prémices et débuts de la fédération PSU de la Loire (1955-1971) », dans Tudi Kernalegenn, François Prigent, Gilles Richard et Jacqueline Sainclivier (dir.), Le PSU vu d’en bas. Réseaux sociaux, mouvement politique, laboratoire d’idées (années 1950-années 1980), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2010, p. 247-258

Jean-Michel Steiner, Métallos, mineurs, manuchards… Ouvriers et communistes à Saint-Étienne, 1944-1958, Saint-Étienne, Publications de l’université de Saint-Étienne, 2014, 439 p.

Jean-Michel Steiner, « Le retour de la vie démocratique en 1919 », dans Patrice Peyvel (coord.), De la guerre à la paix : le département de la Loire en 1919. Actes du colloque tenu à Montbrison le 22 novembre 2019, Montbrison, La Diana, 2020, p. 149-170.

Jean-Michel Steiner et Gérard Michel Thermeau, Les maires de la « grande ville ouvrière ». Une autre histoire de Saint-Étienne, 1778-2015, Saint-Étienne, Publications de l’université de Saint-Étienne, 2015, 346 p.

Jean-Michel Steiner et Gérard Michel Thermeau, « Une figure socialiste ? Émile Girodet (1849-1898). Député et maire de Saint-Étienne », Bulletin de la Diana, tome LXXXII, n°3, p. 7-85, 2023.

François Tomas, Claude Cretin, Auguste Rivet, René Commère, « Les élections présidentielles de mai 1974 à Saint-Étienne, dans la Loire et la Haute-Loire », dans Atlas permanent de la région stéphanoise, Saint-Étienne, Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur les structures régionales, 1975.

André Vant, Imagerie et urbanisation. Recherches sur l’exemple stéphanois, Saint-Étienne, Centre d’études foréziennes, 1981, 661 p.

 

Ouvrages auxquels il faut ajouter les principales synthèses collectives que sont :

Étienne Fournial (dir.), Saint-Étienne, histoire de la ville et de ses habitants, Roanne, Horvath, 1976, 426 p.

Jean Merley (dir.), Histoire de Saint-Étienne, Toulouse, Privat, 1990, 318 p.

Partager cet article

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email